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Joiane avec son premier petit frère Christian |
Josiane maman de 2 enfants |
Frédéric son fils devant son EHPAD en Février 2026 |
A JosiJosiane, ma petite sœur,
Quand elle m’appelait au téléphone, ces derniers années, pour pendre de mes nouvelles et de Brigitte mon épouse malade, c’est ce que je lui disais « Bonjour ma petite sœur » et amusée elle me répondait « Bonjour petit frère ». Alors que j’étais plus grand qu’elle ! Mais c’est elle qui était grande dans mon cœur. Quand j’avais 4 ans, elle en avait 12 et c’était un peu comme une seconde maman.
Il y aurait tant de choses à dire sur toi. Ton enfance, ta jeunesse, ton passage dans le monde des adultes et puis tout ce que tu as vécu, l’amour pour un homme et les enfants que tu as portés dans ta chair.
Alors ! c’est à vous que je m’adresse en ce moment, en premier Frédéric, mon neveu que j’aime presque autant qu’un fils. Et puis ses petits enfants, Lætitia, Stéphanie, Sébastien et Déborah. Une maman et une grand-mère, unique, dont le sang est le même qui circule dans vos veines. Josiane, une femme égale à toutes celles qui dans la dignité et avec courage a su faire face à ces cruelles injustices, les pertes prématurées d’un mari et d’un enfant. Comment as tu fait pour supporter cela avec tant de sérénité ?
Souvenez-vous en ! Le premier héritage qu’elle vous laisse est le battement de son cœur blessé, dont les plaies ne se sont, peut-être, pas complètement fermées.
On peut lutter contre les injustices sociales, n’est-ce pas, Frédéric ? Mais contre les injustices biologiques ? C’est dans la nature dont la loi restera éternelle: c’est celle des étoiles, détruire et reconstruite dans le ciel, mourir et renaître de ses cendres.
La mort fait partie de la vie. Ce n’est donc que fatalité, mais alors vraiment injuste quand silencieuse elle ne laisse plus le temps d’aller jusqu‘au bout quand elle arrive trop tôt.
Josiane, ma petite sœur, tu es allée quand-même assez loin, à 89 ans ! N’est-ce pas à cet âge que peut s’envisager à l’horizon le temps de mourir ?
Je vais garder dans ma tête l’image de tes sourires des derniers mois : c’est un signe, il y a eu aussi du bonheur dans ta vie.
Philippe
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