L'Héritage humain

Communiqué de presse

Quand on parle d’héritage, quelle définition de ce mot nous vient en premier ? Prendre possession des biens accumulés par un proche, un parent après son décès, ou quelqu’un qui vous désigne comme bénéficiaire par testament. Quand on parle de « l’humain », c’est évoquer une qualité propre à « l’esprit d’humanité » que n’a pas l’animal et qui, contrairement à ce dernier, conscient de lui-même et du monde dans lequel il vit, peut agir et s’organiser étant ainsi acteur de sa propre évolution. Un héritage, quand il est humain, prend alors un autre sens qui se différencie totalement de sa première définition : ce n’est plus vraiment un rapport avec les biens matériels, c’est « voyager dans le temps et l’histoire de la pensée humaine », refaire tout le chemin qu’elle a parcouru pendant des siècles pour aboutir à ce qu’elle est aujourd’hui. Il y a enfin dans le choix de ce titre un autre message, celui de devoir réveiller en nous « la mémoire ». Un peuple, un individu qui perd sa mémoire n’a plus d’identité... ne sommes-nous pas en train de la perdre ? « Ce sont les hommes qui font l’histoire », nous a dit Karl Marx. « Ceux qui vivent , ce sont ceux qui luttent », nous a dit Victor Hugo dans « Les châtiments ».Vérités absolues. Comme le précise l’auteur de cet ouvrage ; « ce livre n’est pas vraiment le mien. C’est aussi celui de tous ceux qui, avant moi, bien meilleurs écrivains, journalistes, philosophes ont écrit de nombreuses pages sur l’histoire de l’humanité » . Tel est donc son objectif : réunir dans cet ouvrage les principaux textes fondateurs de l’« esprit humain », où ont été révélés les plus belles réussites collectives de l’histoire, et exposés les points de vue les plus pertinents sur l’évolution nécessaire de la pensée de l’homme qui « doit continuellement se mesurer à tout ce que la société lui fait subir ». Sans les luttes et les interventions de ceux qui ont agi ou se sont exprimés pour faire entendre leur droit, exiger plus de liberté et d’égalité, il n’y aurait jamais eu de progrès social.

C’est comme si l’auteur nous disait « réveillez-vous ! vous perdez la mémoire, la connaissance de votre passé est ce qu’il y a de plus fondamental pour comprendre le monde d’aujourd’hui ! ».

Alors ! Merci à l’auteur de nous faire revisiter cette littérature qui nous avait si profondément enrichi et nourri notre esprit d’humanité : « les origines chrétiennes du communisme » par Gérard Walter, « les bases de la philosophie marxiste » et « la dialectique de la nature » de Friedrich Engels, « l’organisation sociale exemplaire des indiens d’Amérique », « la désobéissance civile » d’Henri-David Thoreau, « une action possible sur l’histoire » de Julian Huxley, « naître à son humanité » de l’ethnologue Henri Laborit, et une « lutte continuelle » de l’immense philosophe Krishnamurti. Autant de thèmes qui pourraient susciter de nombreux débats sur l’avenir de l’humanité, mais qui ne semblent pas être prioritaires sur les bancs des écoles et ailleurs, principalement dans les médias officiels qui ne sont plus que des instruments de manipulation et d’endoctrinement des masses.

L’UTOPIE

 Le mot de l’auteur


Si j'étais professeur d'histoire, je citerais ce livre comme référence pendant mes cours, face à mes élèves. "L'histoire", cet enseignement essentiel qui a bien failli disparaître il y a quelques années, l'école étant, selon Laurence De Cock dans son dernier ouvrage, "école publique et émancipation sociale", au service de la réussite « individualiste », et non pas de la réussite « collective », et reposant de toute évidence sur le mérite personnel, le final étant de préparer l’enfant au dévouement et à son obéissance aveugle aux intérêts de l'économie capitaliste. Autrement dit, ce n'est plus le rôle de l'école d'apprendre à penser, ni à rêver. L'enseignement de l'histoire étant, pour l'essentiel, de retenir les dates des grandes batailles qui on fait l'honneur d'un chef ou d'un pays qui les a gagnées, vite oubliées quand il s'agira pour le jeune d'entrer dans la vie active.

 

Les utopies n’ont cessé de traverser les siècles. Le parfait exemple le plus connu et le plus récent étant le rêve d’une société idéale par les romantiques du 19ème siècle, opposée aux sociétés déplorables dont les peuples ont été les malheureuses victimes. C’est bien la révolution de 1789 qui a fait naître les plus grands espoirs d’une profonde transformation de la société. Mais un régime de terreur n’est pas la bonne solution pour arriver au bout de cette utopie.

 

Il s’en est suivi des luttes incessantes entre ceux qui ont rétabli la monarchie, et ceux qui voulaient à tout prix rester fidèles à l’esprit républicain. Ce conflit n'est plus d’actualité, il est enfin résolu: ces deux régimes se sont ajustés dans l'exercice d'un seul, la république monarchique. Autrement dit une république bourgeoise qui ne sait que défendre les intérêts de sa classe, la protection de ses privilèges. L'utopie a été définitivement brisée au 20ème siècle, d'abord par l’échec du mouvement de mai 1968, et ensuite par la destruction d’un fameux mur en 1989, 21 ans plus tard. Mort d’une idéologie qui a été diabolisée et dont plus personne ne veut parler, comme si elle avait été un outrage à l’esprit humain. Ce fut alors l’explosion fantastique du néolibéralisme, qui a permis l’enrichissement sans précédent d’un poignée d’individus au détriment des populations qui ont vu augmenter la misère, les inégalités et la faim de plus d'un milliard d’individus dans le monde.

 

Qui, aujourd’hui, proclame le danger de ces machineries idéologiques de manipulation, d’endoctrinement et de crétinisation des masses, en premier les médias, suivis des géants du Web, "Ces vampires numériques" ainsi que les nomme Shoshana Zuboff dans son livre "l'âge du capitalisme de surveillance" paru en 2019 ? Qui dénonce les stratégies les plus pernicieuses pour faire en sorte que au final, chacun ait le sentiment que le capitalisme est le seul modèle de société viable pour l’humanité entière ?

 

Il y en a, mais ceux-là ne sont jamais appelés à intervenir dans les médias.

 

Ce sont bien ces stratégies qui ont fait mourir l’utopie.

 

« La véritable utopie ne serait-elle pas de croire que l'Homme puisse un jour s’en passer ? ».

 

Si l'utopie est l'aspiration à une société idéale et parfaite où vivent heureux et en harmonie des individus,  elle a bien cessé d'être un rêve pour les premières communautés chrétiennes et les indiens d'Amérique qui auraient pu servir de modèles et inspirer les générations qui on suivi. En ont fait partie une multitude d'auteurs et d'acteurs, qui ont pensé et agi pour laisser le meilleur des héritages, celui de "l'être humain".

 

Pour conclure, j’ai le regret de devoir rappeler cette fabuleuse «Histoire de la grenouille chauffée lentement » d’Olivier Clerc, écrivain et philosophe, qui vient de la mettre à jour.

 

 

 

Imaginez une marmite remplie d'eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille...
Et puis :
– Le feu est allumé sous la marmite, l'eau chauffe doucement. Elle est bientôt tiède.
La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue à nager.
– La température continue à grimper.
L'eau est maintenant chaude, et c'est un peu plus que n'apprécie la grenouille.
Elle se fatigue un peu, mais elle ne s'affole pas pour autant.
– L'eau est cette fois vraiment chaude, et la grenouille commence à trouver cela désagréable.
Mais elle s'est affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien.
– La température continue à monter, et la grenouille finit tout simplement par cuire.
La grenouille est morte.

Si la même grenouille avait été plongée directement dans l'eau à 50°, elle aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l'aurait éjectée de la marmite.

Cette expérience montre que lorsqu'un changement s'effectue d'une manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte.

Si nous regardons ce qui se passe dans notre société depuis quelques décennies, nous subissons une lente dérive à laquelle nous nous habituons :

Des tas de choses qui nous auraient horrifiés il y a 20, 30 ou 40 ans, ont été peu à peu banalisées et nous dérangent mollement à ce jour, ou laissent carrément indifférents la plupart des gens.
– Au nom du progrès et de la science, les pires atteintes aux libertés individuelles, à la dignité, à l'intégrité de la nature, à la beauté et au bonheur de vivre, s'effectuent lentement et inexorablement avec la complicité constante des victimes, ignorantes ou démunies.
– Les noirs tableaux annoncés pour l'avenir, au lieu de susciter des réactions et des mesures préventives, ne font que préparer psychologiquement le peuple à accepter des conditions de vie décadentes, voire destructrices.
– Et le gavage permanent d'informations de la part des médias sature les cerveaux, qui n'arrivent plus à faire la part des choses…

Lorsque j'ai annoncé ces choses pour la première fois, c'était pour demain.

Maintenant, C'EST AUJOURD'HUI !

Alors si vous n'êtes pas, comme la grenouille, déjà à moitié cuit, donnez le coup de patte
salutaire avant qu'il ne soit trop tard.


Au fait, NE SOMMES- NOUS PAS DÉJÀ A MOITIÉ CUITS ?

Si peu nombreux sont ceux qui voudraient donner ce coup de patte ?


Présentation de livre chez l'éditeur : Les éditions du Net

 Le commander chez l'éditeur : L'héritage Humain

Communiqué de presse

On peut y consulter les 14 premières pages

 

Philippe d'Hennezel et né en 1945. étudie pendant deux ans après le Bac la photographie et le cinéma à l' E.N.T.A (Ecole Normale Technique et Artistique).

 Devenu réalisateur de nombreux documentaires que l'on peut voir sur son site , il préfère aujourd'hui se consacrer à l'écriture. Biographie complète