Branche d'Ormoy

 Repère Q

Zone U - 14

Christophe

Repères historiques

Index

Sommaire

 

Les premiers

 La Sybille

 Champigny

 La Rochère

 Francogney

 Ranguilly

 Francogney la Pille

 Gemmelaincourt

 Tolloy

Beaumont

 Beaujeu

 Ormoy

 Attigneville

 Viomenil Essert

 Saint-Martin Rovrey

 Bazoilles

 Bazoilles-Belrupt

 Avrecourt-Beaupré

En Franche-Comté, Hainaut, Ile de France

Christophe de Hennezel, écuyer, seigneur d'Ormoy, du Grandmont, Grignoncourt, le Corroy, Bouseraucourt, etc..., fils de Claude de Hennezel, écuyer, seigneur de Monthureux devant Bauley, et de Claudine de Montagu. Il épousa le 20 mai 1582, Maguerite de Thiétry, fille de David, écuyer, seigneur de la Pille, et de Nicole du Houx. Les témoins du mariage sont : Ambroise de Hennezel de Saint-Vaubert, et Jean de Thiétry. Christophe est qualifié "d'Honoré seigneur d'Ormoy", dans une transaction du 24 juin 1619, "à l'occasion des biens qui lui sont obtenus, par le décès de certains sujets "mainmorables de cette seigneurie." Le 22 juin 1638, il fit une donation de ses biens à ses enfants qui furent :

 

1- Adam de Hennezel, seigneur d'Ormoy et du Corroy, marié le 21 février 1621 avec Elisabeh de Hennezel-Hennezel, fille de Paul, écuyer, seigneur dudit lieu et de Didière de Hennezel. Assistent au mariage : Olivier de Hennezel du Fey, Elie de Bigot, Abraham de Thiétry, etc... En 1623, Adam d'Ormoy demanda à sa majesté l'autorisation de rétablir, dans son fief du Corroy, la maison forte et les fossés qui existaient autrefois. Il mourut sans enfants et en 1653 sa veuve était remariée à Isaac de Thiétry, écuyer.

2- Jacques de Hennezel d'Ormoy, qui suit :

3- Gabrielle de Hennezel qui en 1638 dans la donation de son père, était douairière de Charles de Thiétry-Thiétry, écuyer.

3- François de Hennezel, écuyer, qui assista en 1615 au mariage de sa soeur Elisabeth.

4- Léalle de Hennezel d'Ormoy, qui épousa Abraham de Thisac. Tous deux étant morts en 1638, leur fille Marguerite reçoit leur part dans la donation de son grand-père.

6- Elisabeth de Hennezel d'Ormoy, mariée le 20 avril 1615 avec Jacques de Hennezel du Hastrel, écuyer, seigneur dudit, fils de George de Hennezel, écuyer, seigneur de la Rochère, gentilhomme du cardinal de Lorraine, et de Claudine de Montagu. Elle était mort en 1638.

 

Jacques de Hennezel, écuyer, seigneur d'Ormoy, Bousseraucourt, le Corroy,le Grandmont, etc... épousa le 6 juillet 1625, Catherine du Houx de Chastillon, fille de Nicolas, écuyer, et de Philippe de Bigot. Assistent au mariage : Bertrand du Houx, Etienne de Finance, etc... Le 21 juin 1646, il obtint, avec le seigneur de Thiétry, de M. Marle de Vaubourg, intendant de Lorraine, un  décret de confirmation de noblesse. Ce décret fut confirmé, le 14 août 1653, par un jugement du baron de Tilly, nouvel intendant du duché. Jacques d'Ormoy mourut vers 1667, laissant :

 

1- Antoine de Hennezel, écuyer, seigneur de Grandmont, qui était mort en 1671, laissant une fille Elisabeth.

2- Josué de Hennezel d'Ormoy, écuyer, qui suit :

3- Jean de Hennezel, écuyer, seigneur de Bousseraucourt, et du Grandmont, qui vendit le 16 juillet 1671, à Nicolas de Donneval, écuyer, une partie de sa seigneurie de Bousseraucourt. En 1702, il demeurait à Vioménil en Lorraine, et vint à Anor pour assister au mariage de son neveu, Nicolas d'Ormoy. On lit au dos de contrat de mariage de Jacques et de Catherine la date de naissance des suivants :

4- Claude-François de Hennezel, écuyer, né le 5 janvier 1631.

5- Jacques de Hennezel, écuyer, né le 6 janvier 1632.

6- Jacques de Hennezel, écuyer, né le 14 juin 1633.

 

 

 

Josué de Hennezel, écuyer, seigneur d'Ormoy, du Grandmont, etc..., dit "Messire d'Ormoy" vivait déjà en 1628 et mourut à Anor, le 27 décembre 1715.  Il avait épousé le 3 novembre 1664, par contrat qui rappelle sa filiation, Esther de Hennezel d'Avrecourt, fille de Clément de Hennezel, écuyer, seigneur d'Avrecourt et de Christine de Hennezel de Beaumont. Assistent au mariage : les seigneurs de Francogney, du Tholoy, de Beaumont, de la Pille, de Mézeray, de Boisvert, de Champigny, etc.... Josué d'Ormoy quitta la Lorraine vers 1643, et vint s'établir en Hainaut, où il reçu des lettres patentes de maintenue de privilèges, de Sa Majesté Catholique et en 1653 et 1661, d'autres lettres du roi de Castille, l'autorisant à la fabrication du verre. Il prouva sa noblesse devant les magistrats de Namur en 1657. Il habita Bruxelles et Namur jusqu'en 1664, époque de son mariage à la Bataille en Lorraine. Il quitta de nouveau cette province en 1678, pour s'installer en Thiérache près de la Rochère, puis en Flandre. Il acquit en 1687 la verrerie d'Anor (lettre de Jean de Falleur à Josué),des Goulart, et la reconstruisit en 1688 telle qu'on la voit encore aujourd'hui. depuis cette époque jusqu'à sa mort, il fit d'importantes acquisitions de terre, dans ce pays. En 1700, il reçut de nouvelles lettres patentes de maintenue de privilèges et le 6 juin 1698, ses armes furent enregistrées par d'Hozier, dans l'armorial de Flandre (Avesnes). Il testa le 21 mai 1715, sa femme était morte en 1707. Il laissa :

 

1- Nicolas de Hennezel d'Ormoy, qui suit :

2- Marie-Ferdinande, Mademoiselle d'Ormoy, née à Vioménil le 7 février 1669, épousa le 14 avril 1687 Philippe de Hennezel de la Rochère, écuyer, fils de Moyse de Hennezel, écuyer, seigneur du Grandmont, et d'Anne-Marie de Hennezel du Tholoy. Leurs deux pierres tombales, en marbre noir, se voient encore actuellement dans l'église de Mondrepuis (Aisne), au pied de la chaire.

3- Jean-Joseph de Hennezel, écuyer, seigneur d'Origny-en-Thiérache, né le 22 mars 1672, fut capitaine de grenadiers au régiment de Luxembourg. En 1695, il reçut M. de Ximenès, lieutenant général des armées du roi, une lettre d'invitation pour lever une compagnie d'infanterie. En 1698,  il tua d'un coup d'épée son aubergiste qui l'avait frappé ; Louis IV lui accorda des lettres de rémission "parce qu'un gentilhomme de sa condition ne pouvait supporter l'injure". En 1709, il reçut avec son frère Nicolas, des lettres de sauve-garde, du maréchal duc de Boufflers, et en 1710, d'autres lettres du duc de Villars, tous deux gouverneurs de Flandre. Il fut blessé la même année au siège de Béthune et mourut en août 1711., des suites de ses blessures.

4- Anne-Marie de Hennezel, Mademoiselle d'Ormoy, née le 31 décembre 1678 à Anor; elle entra au couvent des religieuses Recolletines d'Avesnes et le 15 octobre 1695, veille de sa profession, son père fit une donation auxdites religieuses, dans le parloir du couvent.

5- Marguerite-Thérèse de Hennezel d'Ormoy, née le 2 juin 1683 à Anor et morte jeune.

10°

Nicolas de Hennezel, écuyer, seigneur d'Ormoy, Antheny, La Neuville-aux-Jouxtes, etc..., dit Messire d'Ormoy, naquit à Vioménil le 15 mars 1667, et mourut en 1723 à Anor, où il fut inhumé le 1er novembre dans l'église. Il avait épousé à Anor, le 4 juillet 1702, Alberte-Thérèse Goulart de Saint-Hubert, fille de Guillaume seigneur de Saint-Hubert, bailly, receveur du marquisat de Trélon et maître de forges et d'Albertine Le Brun. Assistent au mariage : le seigneur du Grandmont frère du futur ; Jean de Gozée, seigneur de Biormes, oncle de la future ; Anne-Thérèse Goulart, sa soeur, femme de Jean-Baptiste des Fossez, écuyer ; et son frère Martin-Joseph Goulart de Saint-Hubert, gentilhomme de la grande fauconnerie de France, avec sa femme Marie-Catherine Poschet du Pont de Sains. Nicolas d'Ormoy acquit , le 13 mai 1713, la seigneurie d'Antheny, près d'Aubenton et vers 1719 celle de la Neuville-aux-Jouxtes, qui comprenait une importante maison forte. Le 14 août 1718, il reçut du duc Léopold de Lorraine, des lettres de confirmation de privilèges pour lesquelles il justifia de sa qualité d'écuyer et de gentilhomme. Il laissa :

 

1- Antoine-Albert de Hennezel d'Ormoy, écuyer, né à Anor, le 13 février 1704. Il entra aux jésuites d'Avesnes vers 1720. En 1725, sa mère versa une somme de 1000 florins pour son noviciat, et fit sa profession en 1730. Il mourut en 1753 et fut inhumé le 27 novembre, dans le choeur de l'église d'Anor.

2- Guillaume-Joseph de Hennezel d'Ormoy, écuyer, né le 18 août 1705 à Anor et mort en 1716.

3- Louis de Hennezel d'Ormoy, chevalier, qui suit :

4- Nicolas-François de Hennezel d'Ormoy, né à Anor le 15 septembre 1708.

5- Jean-Joseph de Hennezel d'Ormoy, écuyer, baptisé à Anor le 21 février 1710.

6- Philippe-Charles de Hennezel d'Ormoy, écuyer, né à Anor le 2 juin 1712 ; il y mourut en 1737 et fut inhumé le 26 mars dans le choeur de l'église.

7- Clément-Joseph de Hennezel, dit "le chevalier d'Antheny", né le 3 septembre 1714 à Anor. Il épousa, le 4 juin 1756, Isabelle-Thérèse des Fossez, fille de Jean-Baptiste des Fossez, écuyer, greffier de la noble et souveraine cour de Hainaut et de Anne-Thérèse Goulart de Saint-Hubert. Le chevalier d'Antheny fut majeur de Trélon et y mourut le 21 février 1781. La pierre tombale de sa femme (née à Mons le 30 novembre 1717, morte le 27 décembre 1778) se trouve dans l'église de cette ville. Il y eut deux fille de cette union :

a) Marie-Thérèse-Josephe de Hennezel, dite Mademoiselle d'Antheny, née vers 1760, épousa à Anor, le 5 février 1787, Louis-Gabriel d'Aguisy, chevalier, ancien officier d'infanterie, âgé de 32 ans, fils de Jean-Antoine, chevalier, seigneur de Mainbressy, Mainbresson, etc..., et de Louise-Marguerite de Saint-Vincent. Assistent au mariage : Messire de Castres, chevalier de Vaux, capitaine d'infanterie, chevalier de Saint-Louis, le chevalier de Ciry, etc... Ils achetèrent en 1787 la seigneurie d'Iviers à leur cousin Macherlart et la revendent le 7 juillet 1803. Ils eurent un fils :Antoine, né à Iviers le 26 novembre 1787 ;

b) Marie-Henriette de Hennezel d'Antheny, née vers 1766, épousa à Anor, le 16 avril 1787, Charles-Antoine-François, baron de Saint-Vincent, chevalier, seigneur de Brécy, capitaine commandant au régiment de Grenoble-Artillerie, chargé de la direction des forges de Champagne affectées au service du roi, âgé de 38 ans, fils de Charles-Antoine, baron de Saint-Vincent, chevalier, seigneur de Lestanne, Vincy, Beaumont, etc... et de Charlotte-Ursule de Villelongue. Nous ne connaissons pas leur postérité.

8- Marie-Thérèse de Hennezel, Mademoiselle d'Ormoy, née à Anor le 20 juillet 1716, épousa le 3 juillet 1738, Hermand du Belloy de Montigny, chevalier, seigneur dudit, bailly des dames chanoinesses de Maubeuge. Ils eurent une fille Hippolite, inhumée à 7 ans, le 12 avril 1748, dans la chapelle de la Sainte-Vierge à Anor, et une autre fille, Flore, qui épousa M. de Clebsatel, chevalier de Saint-Louis, arrière-grand-père de la baronne de Goër de Herve, née en 1853.

11° Louis de Hennezel, chevalier, seigneur d'Ormoy, Antheny, La Neuville-aux-Jouxtes, etc..., dit "Messire d'Ormoy". Baptisé à Anor le 19 décembre 1706. Il épousa le 17 juin 1733, Marie-Josephe Goulart, fille d'Anthoine, seigneur du Terrail, prévôt d'Anor, et de Nicole le Brun. Il fut d'abord officier, puis quitta le service de bonne heure. En 1736, il présenta avec ses cousins les seigneurs de la Rochère et de Ranguilly, une requête à la chambre des comptes de Lorraine, établissant sa noblesse et sa filiation depuis Henri Ier de Hennezel en 1392. Par un arrêt du 25 août 1736, la dite chambre lui donna acte de la production de ses titres de noblesse. Louis d'Ormoy, mourut à Anor en 1772 et fut inhumé, le 5 septembre, dans l'église ; sa femme mourut aussi à Anor le 8 août 1790. Ils laissèrent :

1- Louis-Joseph de Hennezel, chevalier d'Ormoy, qui suit :

2- François-Albert, chevalier de Hennezel, né à Anor le 11 avril 1742. Il épousa à Laon le 23 octobre 1773, Claire-Charlotte d'Origny de la Neuville (née à Laon le 20 février 1755, morte à Soisson le 13 janvier 1820), fille de Charles-Nicolas-François d'Origny, chevalier, seigneur de la Neuville-sous-laon, Thouly, etc...,conseiller du roi, d'abord lieutenant au bailliage et siège présidial de Laon, puis conseiller en la Cour des Monnaies à Paris, et de Madeleine-Françoise Godart de Clamecy, dame de Braye-Villery. Le chevalier de Hennezel fur officier au régiment de Condé Infanterie et fit toutes les campagnes de la guerre de sept ans. Blessé à la bataille de Minden, il quitta l'armée en 1769 pour exploiter la verrerie d'Anor dont il fut le dernier propriétaire, car il la vendit le 29 juillet 1802 aux Desprêt, maîtres de forges à Anor et Trélon.

En 1790 et 1791, il reprit du service et fut chargé par le maréchal de Broglie, du transport et de la correspondance venant de Paris, pour le quartier général des princes à l'étranger. Il rejoignit l'armée de Condé en 1792, où il resta jusqu'en 1797, et fut à la bataille de Quiévrain. Le Ier janvier 1797 à Memmingen, il fut fait prisonnier par les révolutionnaires et passa au conseil de guerre de Douai, Lille et Strasbourg ; on le condamna à la déportation le 21 juin 1797, pour avoir porté les armes contre la république. Après onze mois de prison, il fut relâché. Son certificat d'amnistie est du 25 octobre 1802 et la levée de surveillance, par décret de Napoléon, du 12 mars 1812. Pendant ces troubles, tous ses biens d'Anor et du Laonnois furent vendus comme biens nationaux. Le 12 juillet 1816, il reçut une pension de capitaine pour 23 ans de service et 12 campagnes. Il avait été fait chevalier de Saint-Louis (25 août 1795) et chevalier du Lys. Il mourut sans postérité à Soissons, le 10 janvier 1821.

3- Marie-Thérèse de Hennezel d'Ormoy, née vers 1735. Elle épousa à Anor le 12 mai 1761, Simon-François le Ducq d'Eth, chevalier, seigneur de Muregnies, âgé de 25 ans, fils de Philippe François, chevalier, seigneur d'Eth, la Renardes, Calonié, Couturelle, Thieudonsart, etc..., et de Angéline-Thérèse Huet. Plusieurs enfants de cette union, parmi lesquels : Charles le Ducq d'Eth qui épousa la comtesse de Blois d'Arondeau, laquelle fut la grand-mère de Castillon de Saint-Victor, née des Angles.

4- Julie-Josephe de Hennezel d'Ormoy, née vers 1739 et morte à .....?  le 3 avril 1825. Elle épousa le 18 juillet 1758 à Anor, Pierre-Joseph Machelart d'Iviers, écuyer, seigneur haut justicier dudit lieu, conseiller du roi, maison couronne de France et de ses finances, fils de Laurent Machelart, écuyer, maître des forges de Trélon, et de Jeanne-Louise  Martin, dont la pierre tombale se trouve dans l'église de Trélon. Il y eut deux fils de cette union : M. de Sartaux, et M. de Cuissy qui fut officier au régiment de colonel général Hussard, et épousa à Aubenton en 1789, Mademoiselle de Montozon. Tous deux moururent sans postérité.

 

12°

 

Louis-Joseph de Hennezel d'Ormoy, dit "le chevalier d'Ormoy", né à la Neuville-aux-Jouxtes, le 12 novembre 1735 ; il avait épousé à Laon le 10 mais 1773, Marie-Françoise-Florimonde-Charlotte Bigot de Sommesnil-Freulleville, fille de Jean-Jacques-François Bigot de Sommesnil, chevalier de Freulleville, seigneur de Craville, Auberbock, Hacqueville, Brusquedal et Cleuville, chevalier de Saint-Louis, capitaine au régiment de Beauvilliers-Cavalerie, et de Marie-Françoise-Florimonde-Sophie de Saint-Leger de Vorges. Il entra au régiment de Condé-Infanterie en 1755 ; capitaine en 1759 ; commandant la colonelle en 1768 ; fit toutes les campagnes de la guerre de sept ans et fut détaché dans l'armée navale, commandée en 1778 par le comte d'Orvilliers. Cette même année, il était au combat d'Ouessant, où sa bravoure lui valut la Croix de Saint-Louis, qu'il reçut le 20 août , sur le vaisseau amiral. Il se retira du service avec une pension du roi. A la révolution il reprit du service, rejoignit l'armée de Condé en janvier 1792 et fit la campagne dans la noble compagnie de Saint-Clair. Pendant cette période d'émigration, sa femme fut emprisonnée à Laon avec son plus jeune fils et par décret du mois d'octobre 1792, son divorce fut prononcé comme femme d'émigré. Le chevalier d'Ormoy, rentré en France au commencement de l'empire, mourut à Vorges, chez sa tante Mademoiselle de Saint-Leger, le 10 mai 1809, et Madame d'Ormoy, mourut à Laon le 26 février 1815. Il y eut trois enfants de ce mariage :

1- Louis-Charles-François-Joseph, chevalier d'Ormoy, puis comte de Hennezel d'Ormoy, qui suivra :

2- Marie-Françoise-Florimonde de Hennezel d'Ormoy, née à Laon le 21 juin 1778, morte à 14 ans ;

3- Marie-Louis, chevalier de Hennezel d'Ormoy, puis vicomte de Hennezel, né à Chérêt le 2 octobre 1781. Il épousa à Laon le 24 juin 1819, Aglaé-Geneviève Van der Bach, âgée de 23 ans, fille de Laurent-Edme Van de Bach, directeur des domaines, et de Claire Rossignon (descendante des lords Ross d'Écosse). Les témoins du futur sont : le chevalier de Hennezel, son oncle, et le chevalier de Bernabé de La Haye, son ami ; ceux de la future : le comte de Turenne, le comte de Fariaux, Madame de Barive, ses cousins-germains, et le comte de Flavigny, son ami. Le vicomte de Hennezel (ainsi qu'il fut qualifié par les rois Louis XVIII et Charles X), s'était engagé au 1er cuirassiers en 1803. Il fut nommé aide de camp du comte de Tilly en 1804, lieutenant en 1807 ; fit les campagnes de 1804, 1805 au camp de Montreuil; de 1805 à 1807 en Allemagne, de 1808 à 1813 en Espagne ; capitaine en 1811 ;chef d'escadron en 1813 ; chevalier de la légion d'honneur le 30 août 1814 ; major des chasseurs de l'Oise en 1815, chevalier de l'ordre du Lys en 1816, chevalier de Saint-Louis le 7 janvier 1818 ; major des grenadiers de la garde royale en 1825 ; officier de la Légion d'honneur le 30 octobre 1827 ; lieutenant-colonel le 11 août 1830 ; mis à la retraite le 11 août 1834 ; médaillé de Sainte-Hélène. Il quitta le service à cette date et se retira à Laon et dans sa terre de Vorges, où il mourut le 25 novembre 1860 après avoir été "maire et bienfaiteur de la commune et des pauvres pendant 30 ans ". (Une plaque en marbre a été élevée à sa mémoire, dans la mairie de Vorges, par les habitants reconnaissants). Sa femme mourut à Laon le 26 décembre 1861. En 1834, le vicomte de Hennezel avait été nommé subrogé tuteur des enfants mineurs de la marquise de Puységur, dernière comtesse de Beaujeu. deux filles de cette union :

(a) Juliette-Louise-Charlotte de Hennezel (d'Ormoy), née à Laon le 14 avril 1820, elle épousa le 17 février 1840, Charles-Louis-Ernest de Hennezel d'Ormoy, son cousin-germain.

(b) Caroline-Ernestine de Hennezel (d'Ormoy) née à laon le 17 novembre 1824 ; elle épousa le 5 juin 1848, Edmont-Louis Rémy de Campeau, né à Douai le 26 juiller 1810, chevalier de Saint-Grégoire-le-Grand, fils de Pierre-Michel Rémy de Campeau et de Flore-Angélique-Josèphe Dumont. Madame de Campeau vécut à Vorges et à Douai où elle était à la tête de toutes les oeuvres de charité, et où elle mourut le 1er juillet 1891, laissant deux fils : l'aîné René-Edmont de Campeau-Gennes, né en 1849, marié avec Marie des Essars, dont deux filles : Yvonne et May ; le second, Félix-Louis-Joseph de Campeau, né en 1854, qui épousa : 1/ Marguerite de Madre de Norguet, morte en 1881, dont : Robert de Campeau ; 2/ Pulchérie du Bos, dont : Maurice de Campeau, né en 1886.

13°

Louis-Charles-François-Joseph de Hennezel, chevalier d'Ormoy, puis comte de Hennezel d'Ormoy, né à Chérêt le 14 novembre 1774, il entra en 1789 au régiment de Condé-Infanterie où il était lieutenant quand éclata la révolution. Il suivit son père en émigration et rejoignit l'armée de Condé en 1792, dans la noble compagnie de Saint-Clair. En 1795, il était lieutenant au régiment de la Tour-Infanterie au service de l'Angleterre, qui était levée pour secourir la Vendée. Il se retira ensuite à Francfort-sur-Mein, où il obtint le 13 octobre 1801, des lettres de bourgeoisie et où il se maria. En 1812, il était capitaine en premier et adjudant général du grand duc de Francfort. Le comte de Hennezel (ainsi qu'il fut qualifié par louis XVIII) rentra en France à la restauration et fut créé chevalier de l'ordre du Lys en 1816. Ruiné par les évènements révolutionnaires, il reçut par décret royal, la perception de Braye puis celle de Bruyères; où il mourut le 14 mai 1840. Il avait épousé à Francfort le 6 décembre 1801, Suzanne-Marie Schmerber, née en 1775, fille de Mathias Schmerber, d'une illustre famille patricienne de Mulhouse, et de Marie-Eléonore de Saussure. Madame d'Ormoy, née Schmerber, mourut le 1er septembre 1857 à Laon. Par un acte de notoriété du 26 août 1825; MM. de Hennezel firent régulariser l'orthographe de leurs noms "de Hennezel d'ormois", déformée fréquemment pendant l'époque des troubles révolutionnaires. Les témoins signataires de cet acte sont : M. Cour...?  juge de paix à Laon,et le comte de Flavigny, le chevalier de Bournonville, le chevalier de Laonnoy, le chevalier de La Bretesche, le chevalier O'ffarel, le chevalier Charpentier d'Audron, de la Grève, le marquis de Bertoult d'Hauteclocque, tous chevaliers de Saint-Louis. Les enfants du comte de Hennezel d'Ormoy furent :

 

1- Charles-Louis-Gérard de Hennezel d'Ormoy, né à Francfort le 1er octobre 1802, mort dans la même ville, le 23 mars 1803 :

2- Marie-Eléonore-Charlotte de Hennezel "Mademoiselle d'Ormoy", née à Francfort le 22 juin 1805 et morte à Vorges, célibataire, le 16 décembre 1871:

3- Charles-Louis-Ernest de Hennezel d'Ormoy, qui suivra :

4- Caroline de Hennezel d'Omoy, morte à Francfort le 4 janvier 1811.

14°

Charles-Louis-Ernest de Hennezel d'Ormoy, né à Francfort le 2 septembre 1807, épousa à Laon le 17 février 1840, Juliette-Louise-Charlotte de Hennezel d'Ormoy, sa cousine-germaine. Il fut élevé au collège royal de Rheims, puis entra à l'École Polytechnique en 1825 avec une demi-bourse du roi Loiuis XVII. Il en sortit le quatrième en 1828 et entra au corps royal des mines. Devenu ingénieur en chef en 1848, il fut nommé inspecteur général des mines en 1865. Chevalier de la Légion d'honneur le 29 avril 1847. Il fut successivement, membre : du Conseil Municipal du Mans (1849 à 1858), de la Société d'agriculture, sciences et arts de la Sarthe, de la Commission administrative des hospices du Mans, du Conseil de perfectionnement de l'École polytechnique, membre rapporteur du jury international à l'exposition universelle de Londres en 1862. Il est auteur de nombreux mémoires et ouvrages scientifiques. Il mourut le 5 mars 1871 à Vorges, où vient de s'éteindre très pieusement, le 24 février 1902, Madame de Hennezel d'Ormoy, douairière. De ce mariage :

 

1- Charlotte-Louise-Christine de Hennezel d'Ormoy, née le 14 décembre 1840 à Villefranche de Rouergue, religieuse des Dames du Cénacle, où elle entra le 13 novembre 1864.

2- Charles-Maurice de Hennezel d'Ormoy, qui suivra :

3- Paul-Marie-Antoine de Hennezel d'Ormoy,né le 22 mai 1850 au Mans, chevalier de Saint-Grégoire-le-Grand le 21 juin 1895, maire de Vorges, épousa le 23 décembre 1881, Marie-Eulalie-Marguerite de Cain de Rembures née à Amiens en 1856, fille de Louis-Raymond et de Lucie-Clarisse Sysmond de Moydier, et petite fille de M. de Moydier, garde du corps du roi, de la tige des Sysmondi de Pise. Pas d'enfants de cette union.

15° Charles-Maurice de Hennezel d'Ormoy, né au Mans le 24 octobre 1845. Son parrain était le colonel Maurice de Chastenet, marquis de Puységur, fils de la dernière comtesse d'Hennezel de Beaujeu. Entré à Saint-Cyr dans la section de cavalerie en octobre 1865 ; sous-lieutenant aux 4ème chasseurs, en Algérie, en octobre 1867 ; élève à l'École de cavalerie de Saumur en 1869-1870 ; fait la campagne de 1870 avec son régiment au 2ème corps de l'armée du Rhin ; prisonnier de guerre à Metz en novembre 1870 ; interné à Burg près de Madgebourg ; rentré à son corps à Tarascon en mars 1871 ; lieutenant en août 1872 ; officier d'ordonnance du général Lamothe, à Marseille en 1873 ; lieutenant d'instruction à Saumur en 1873-1874 ; capitaine instructeur au 10éme chasseur à Vendôme en mai 1875 ; à l'École supérieure de guerre en 1877 et 1878 ; reçut le brevet d'état-major le 23 décembre 1878 ; détaché temporairement à l'École des travaux de campagne du génie à Versailles en 1879 ; attaché à l'État-major du 16ème corps d'armée à Montpellier de 1881 à 1886 ; quitta le service actif  à cette époque, et vint habiter à Chavaille, près de Bruyères (Aisne). Il prit sa retraite à 25 ans de services en 1890. Il avait épousé le 15 janvier 1876 au château de la Grotte (Isère), Jeanne-François-Louise de Rivière, née le 3 septembre 1852 à Montpellier, fille de Claude-Léon-Antoine-Alexandre, baron de Rivière, et de Gabrielle-Marguerite-Louise de Forton, petite fille du baron de Rivière et du marquis de Forton, gentilshommes honoraires de la chambre du roi, et petite nièce du chevalier de Rivière, maréchal de camp, commandeur de Saint-Louis, écuyer calvacadour de Louis XVIII, précepteur des Enfants de France, mort aux petites écuries du roi en 1828. deux fils de ce mariage :
16°

1- Jehan-Marie-François de Hennezel d'Ormoy, comte, né au château de la Grotte le 24 décembre 1876, baptisé dans la chapelle le 28 ; son parrain fut Paul de Hennezel d'Ormoy, son oncle,et sa marraine la comtesse douairière de Forton, sa bisaïeule maternelle, représentée par la comtesse I... de Fleurieu, sa grande tante. Il est diplômé de l'Institut de Beauvais, par brevet du 27 juillet 1898, et auteur de ce travail généalogique et de nombreuses autres oeuvres. Il signa le pacte de 1938, (branche du Mesnil).

2 - Léon-Julien-Marie de Hennezel d'Ormois, baron, né le 21 septembre 1878 au château de la Grotte, baptisé dans la chapelle ; son parrain, était le baron de Rivière, son aïeul maternel, et sa marraine, Madame de Hennezel d'Ormoy son aïeule paternelle. Il est diplômé de l'Institut de Beauvais, par brevet du 25 juillet 1899. Il signa le pacte de 1938 (branche du Mesnil)

 

Haut de page

 

Retour sommaire           Page d'accueil Généalogie      Page d'accueil (ppdh)